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Où sont nos haies d’antan ? Elles fermaient les prés où les espaces cultivées et offraient pour le gibier à plumes comme à poil des lieux privilégiés pour se nourrir, se cacher ou se protéger du froid. Les engins agricoles sont devenus des monstres, plus performants mais aussi plus encombrants. Pour faciliter le travail, un peu partout sur l’hexagone, on a supprimé les haies pour laisser place à des grands espaces cultivables. Plus de rendement mais moins d’abri pour la faune. Faute d'abri digne de ce nom pour se protéger, perdrix, faisans connaissent une forte mortalité lors des hivers rigoureux, et ont des problèmes pour nicher au printemps. les lièvres, eux, ne trouvent plus de site conforme à leurs besoins. Crapauds, hérissons, orvets .... tous grands prédateurs de nuisibles, et amis de l'homme, connaissent le même sort. Conséquence directe de leur disparition, davantage de prédateurs pour les cultures, donc davantage d'insecticides et autres pesticides. Avec les engrais, ces produits pénètrent dans le sol, polluant les nappes phréatiques ou s'écoulent avec les eaux pluviales, vers les cours d'eau et les océans, faute de filtre et de barrière constitués par les haies.
Retour des haies Aujourd’hui, l’heure est à la réimplantation des haies dont on mesure l’importance environnementale. Grâce à son ombre et à son action sur le vent, le sol se dessèche moins en été ; la rosée est également plus importante. En hiver elle constitue un obstacle très efficace contre les vents forts et les déplacements d'air froid. Ainsi, été comme hiver, la température à sa proximité est plus clémente. Certaines régions (principalement dans les pays du nord) ont vu leur température moyenne sur l'année augmentée de 2 à 3 degrés et les journées de grands vents diminuées ; ceci, quelques années après une campagne de plantation intensive de haies. Avec les fossés, c'est un excellent moyen de réguler les eaux pluviales. Grâce à ses racines, la haie facilite l'infiltration de l'eau dans les nappes phréatiques, ainsi que le drainage du sol. Par cette action, elle limite considérablement l'érosion du sol. Certains insectes sont redoutables pour les cultures. Là encore la haie offre une solution, en hébergeant de nombreux insectivores (crapaud, lézard, merle, coccinelle, mésange, etc).Utopie d'écolo que de lutter contre les insectes avec les haies ? Non pas du tout ! Pour preuve, les travaux menés à la station de recherche de Zoologie de l'INRA d'Avignon, ont abouti à la mise au point de haies constituées d'un mélange de divers feuillus. Les recherches ont montré qu'un choix et un assemblage raisonné des essences végétales, favorisent spécifiquement, la présence et la diversité des insectes utiles aux cultures. |